Hublot Big Bang Boa Bang

En la voyant à Baselworld, ma pupille s’est figée, hypnotisée, le temps s’arrêtant, retenant un souffle, engourdissant les sens dans un flottement ouaté et flou, jusqu’à tendre la main pour la toucher, la prendre, effleurer du bout de l’empreinte sa peau magnétique, caresser la douceur nervurée de sa matière affolante, et me l’approprier.
Puis la fermer dans ma paume, cachée de la lumière, à peine dévoilée entre mes doigts, l’extraire du plateau où elle dort et la ramener vers moi, plus près de mon coeur, où le rythme bat à l’unisson de sa seconde, pour mieux la contempler et vivre l’instant sous ses battements, une sonate de tic tac enchantant.
Oui ma rencontre avec la Boa Big Bang se raconte mieux que l’échange d’un premier regard avec un homme. Elle m’a subjugué. Probablement, pour mon excuse, devrais-je expliquer la troublante fascination, ancestrale, que le serpent exerce sur la femme. Combien la relation duale du bien et du mal est une illustration symbolique de ce reptile qui se mord la queue pour mieux épouser les courbes d’un poignet où se fixe le temps qui se décompte. Mais à la vérité, je crains de ne pas y parvenir, tout simplement parce que l’amour, le vrai, celui qui vous terrasse de son éblouissante beauté, ne s’explique pas et que les mots le tâchent, lui enlèvent de cet interdit silencieux qui s’avoue le rose aux joues, les paupières papillotantes et les lèvres closes.
Cette montre est l’essence même d’une présence, assurée, affirmée, d’une femme qui a cessé de jouer à qui elle n’est pas, qui a su s’avouer que le style peut être fort, charismatique, sophistiqué, qui a appris que le temps qui s’égraine sur le cadran de son serpent, joue maintenant en sa faveur. Aussi vous comprendrez la troublante tristesse qui m’assaille de devoir la rendre, après quelques jours de contemplation adoratrice et adulatoire pour préparer ce shooting.
Un garde-temps tel une icône échappée d’Eden, aussi percutant de message, que celui de l’arbre de la connaissance, dont il a fait du gardien, une illustration envoutante de force au féminin. Pour ces 250 pièces de par le monde, c’est maintenant aux fashionistas de mener le combat.

Photos et Post-Prod :
Florence Jacquinot ( vive le retardateur!)

Stylisme:
Sacs Python et Fourrure LONGCHAMP Fall Winter 2012
Pochette satin COACH
Veste, Robe et Escarpins ZARA
Vernis ESSENCE
Boucles d’Oreilles MANOR

Remerciements :
Agence SPARKLE pour la collection LONGCHAMP
HUBLOT pour la Big Bang Boa, 23 500 Chf

Dans la Presse | Business Montres :
http://www.businessmontres.com/breve_3098.htm

Sur le Twitter de Hublot

15 réflexions sur “Hublot Big Bang Boa Bang

  1. Enfin, une façon féminine de mettre en scène des montres qui ne le sont pas toujours…

  2. J’adore! Le texte, la photo, le look, la montre ( et moi qui ne suis pas fan de montre habituellement je comprends aisément ta fascination pour celle-ci)! Bisous!

  3. magnifique ! les photos … wow !!! comme sorties d’un magazine ! t’es trop forte !

  4. Hello, j’aime beaucoup cette couleur là. La gamme de produits est belle. J’aime le duo chaussures – sac.

  5. Pingback: VENDREDI : Eve et son python au paradis des montres | Business Montres

  6. Pingback: Hublot Big Bang Zebra | Secrets Of Style

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