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Florence-Jacquinot-blog

Voilà un an et demi que je blogue, ayant publié ici plus de 542 articles.
C’est finalement très peu dans cet univers de la blogosphère où seuls les plus endurants ( à coups de un post publié par jour) durent et perdurent, construisant leur notoriété sur la constance.
La constance, ce n’était avant cette expérience pas mon fort.
Comme de nombreux créatifs, je suis capable de beaucoup travailler, enfonçant la barrière physiologique avec de hautes doses de caféine, mais plutôt en mode sinusoïdale: des jours et des nuits à tirer sur la corde, à sauter d’un avion à l’autre, à manquer de sommeil, à manger n’importe quoi, à rencontrer des foules de gens, puis tout à coup, l’énergie s’en va, on se relâche et on s’écroule, on se retrouve en état de mort apparente, sans pouvoir bouger du canapé des dizaines d’heures durant et la moindre vibration de votre Iphone vous donne envie de le jeter par la fenêtre. Quand on donne beaucoup, les sollicitations en rebonds prennent des airs d’agressions.
Mais le blog vous reprend, un peu comme une drogue, vous êtes devenue accro. Vous pensiez ne pas avoir la force d’écrire en permanence? Il n’est en fait plus rien de plus permanent dans votre vie que votre site. Il fait partie de vous, il vous avale vous toute entière. Vous vous relevez la nuit pour noter ce dont vous parle cette voix dans votre tête, vous shootez plus en vacances que nul part ailleurs.
C’est à ce moment là que, vous réalisez, que vous allez devoir vous exposer. Vos lectrices ( dont un tiers d’hommes tout de même!) ne suivent plus seulement vos conseils parce qu’ils leur servent, mais aussi parce qu’elles se sont attachées à vous. Elles vous suivent, vous. Elles vous reconnaissent dans la rue et viennent vous parler! A la poste, au supermarché, en soirées! Vous apprenant que vous êtes leur idole! L’une d’elle, Nina, écrit même un article sur son blog à propos de vous pour expliquer à ses propres lectrices l’effet merveilleux que votre rencontre à produit sur elle ( merci infiniment Nina!). Alors que les stars vous répondent sur Instagram ou sur Twitter. De fait, vous n’imaginez plus sortir sans être parfaitement stylée!
Mais le souci, quand on possède un Master de Communication c’est que, ce que l’on souhaite en écrivant, ce n’est pas être belle, c’est être plus que jamais professionnelle : avec la cohérence d’un contenu journalistique. Et surtout ne pas glisser vers du Moi-Moi-Moi de starlette en recherche d’audience : moi je suis belle, moi je mange, moi je suis là, moi je fais ça, moi je dors. Autant à 20 ans, c’est charmant et divertissant, autant à 36, ce serait carrément consternant!
Donc au fur et à mesure des articles, on devient crédible, ou pas. Et quand on y parvient, on ne peut plus se cacher.
Pendant des mois, j’ai refusé toute médiatisation : aucun communiqués de presse, aucun flyers, même pas de cartes de visites dans les boutiques de mes copines, ni encore moins de racolage auprès des membres influents de mon réseau et, véritablement, des angoisses paralysantes en crises de paniques lorsqu’il s’agissait de s’approcher d’une caméra. Je voulais vivre l’aventure face à moi-même, écrire, écrire, écrire et me protéger.
Et dans la même veine, j’ai refusé aussi les annonceurs et leurs pubs. Il était pour moi inconcevable de m’attacher à une marque plus qu’à une autre, pour pouvoir continuer de blogguer en toute objectivité! C’est ce que font les vrais journalistes et plus beaucoup malheureusement de magazines qui orientent trop leur pages vers les produits de leurs clients exclusivement.
En somme, j’ai testé plein de voies, abandonné et affirmé certaines, et j’ai fait quelque chose que généralement en bon signe de feu je ne sais pas faire : j’ai pris mon temps.

Aujourd’hui, ma position sur la question n’a pas changé.
Oui je veux rester une blogueuse discrète, bien qu’avec un style vestimentaire assez show-off, parce que j’estime toujours que ce qui est génial, ce sont les produits dont j’ai plaisir à parler, pas ma personne. Je ne suis qu’un catalyseur, sûrement doué pour valoriser ce qui est grand chez les autres, et c’est résolument ce que je veux continuer de faire, pour garder ma capacité d’émerveillement tout en partageant, continuer d’avoir plusieurs jours d’avance sur les publications de Vogue : pour résumer, je veux être une Mademoiselle Agnès pas une Nabilla!
Alors bien accrochée à cette idée, après de belles rencontres, je me suis décidée à faire confiance, et j’ai accepté la visibilité. A la suite d’un article dans Business Montres où Gregory Pons ( merci infiniment Gregory!) me citait comme meilleure blogueuse horlogère internationale, suivi 2 jours plus tard de ma photo avec Paris Hilton dans Le Matin Dimanche ( merci infiniment Eileen!) puis, 5 jours encore après, de ma photo dans la page VIP de la Tribune de Genève ( merci infiniment Jean-Daniel!), j’ai compris qu’il en était fini de pouvoir se planquer. Et comme je ne fais rien à moitié, j’ai donc accepté coup sur coup, deux émissions de télévision qui seront tournées cette fin de semaine, la présentation sur scène d’un évènement et même… non j’en dis trop, faut que je garde la surprise.
Mais en prenant connaissance de toutes ces infos, vous vous demandez toujours de quoi je vis et de ma motivation à le faire. C’est en fait que, pour atteindre mon ancien salaire de chargée de Relations Publiques avec des publicités sur le blog comme le font tant d’autres, il me faudrait passer les 3 milliards de lectures par mois! Ce qu’aucune d’entre nous ne réalise ou presque. Et je ne vis donc pas du blog mais de mes textes, ceux que j’écris pour des clients – magazines et marques – là encore avec discrétion, de la vente de mes photos, et bientôt de mes conseils en média-sociaux puisque je suis désormais partenaire de l’agence digitale qui m’a formé au web il y a une dizaine d’années : Agence Virtuelle ( merci infiniment Stéphane!). La demande en conseil en relooking est toujours renouvelée et très forte. J’y pense mais je suis soucieuse de proposer une offre qui puisse se faire dans le respect de chacun, car c’est une démarche qui demande beaucoup de psychologie, ce pourquoi je ne me suis pas encore lancée.
Voilà vous savez presque tout, ne manque plus qu’à vous avouer la raison originelle, question que l’on me pose souvent : qu’est ce qui vous a motivé à blogger? En me retrouvant orpheline, j’ai voulu changer de vie, en lui trouvant un sens, faire ce que j’aime vraiment. Et là en me décidant à sortir de l’ombre, la première idée qui m’ait traversé l’esprit, c’est de ne pas avoir la chance de pouvoir prendre un téléphone pour appeler mes parents et leur dire : « Papa, Maman, allumez votre télé. Y’a des gens qui me reçoivent en plateaux pour entendre parler de mes fantaisies! ». Et la seconde, elle est pour mon prof de Math à l’époque du Bac, qui se lamentait de mon peu d’aisance avec les chiffres mais me mettait des points pour mes copies rendues écrites en rose, bleue ou violet :  » Jacquinot, vous n’arriverez à rien avec des couleurs! mais je vous ai quand même mis des points de présentation ». A ce moment là déjà, je le savais que ma voie c’était la valorisation, il m’a juste fallu du temps pour l’accepter.

★ Répartitions des lecteurs dans le monde :

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★ Parmi les 200 000 adresses IP différentes, 70 000 sont Suisses:

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★ Parmi 434 marques citées sur 542 articles, la tendance du mix Cheap & Chic est affirmée :

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